Il est des plats qui, dès la première bouchée, vous transportent instantanément au coin d’un feu de cheminée, dans un chalet enneigé. La Morbiflette de Franche-Comté est indéniablement de ceux-là. Imaginez une soirée d’hiver où le froid mordant vous glace les os ; vous rentrez chez vous et êtes accueilli par l’arôme envoûtant et rustique du fromage fondu mêlé aux effluves fumés de la charcuterie de montagne. C’est la promesse tenue par cette incroyable Morbiflette de Franche-Comté, un plat qui incarne à la perfection la générosité et la convivialité des repas montagnards. Crémeuse à souhait, fondante, juteuse grâce à la saucisse, elle est la définition même du “comfort food” à la française.
Je me souviens encore de ma découverte de la Morbiflette de Franche-Comté lors d’une escapade dans le Haut-Doubs. Après une randonnée harassante dans la poudreuse, ce gratin doré posé au centre de la table ressemblait à un trésor culinaire. Ce qui rend ce plat si spécial, c’est son incroyable capacité à rassembler : c’est simple, rustique, sans chichis, mais bougrement efficace.
Pourquoi devriez-vous vous lancer dans cette recette ? Parce qu’elle est d’une simplicité enfantine ! Contrairement aux idées reçues sur la cuisine de terroir, préparer une Morbiflette de Franche-Comté ne demande pas des heures de technique. C’est rapide, familial, et c’est surtout le moyen le plus sûr de faire plaisir à tout le monde autour de la table. Si vous avez aimé notre recette de gratin de crozets au beaufort, préparez-vous, car cette version comtoise risque de la détrôner dans votre cœur. Laissez-vous tenter, votre cuisine va embaumer le bonheur !
Table of Contents
Table of Contents
Comment Faire la Morbiflette de Franche-Comté
Aperçu Rapide
Ce qui rend la préparation de la Morbiflette de Franche-Comté si agréable, c’est son côté “zéro stress”. Pas de techniques de découpe complexes, pas de sauces qui risquent de tourner. Le processus est linéaire et logique : on précuit les éléments “durs” (pommes de terre et saucisse), on prépare une base aromatique fondante (les oignons), et on assemble le tout dans un plat à gratin avant de laisser le four opérer sa magie. En comptant la préparation des ingrédients et la cuisson, vous aurez une magnifique Morbiflette de Franche-Comté fumante sur la table en environ 1h30. C’est le timing parfait pour un dimanche midi en famille ou un dîner réconfortant.
Ingrédients Clés pour la Morbiflette de Franche-Comté
La qualité de votre Morbiflette de Franche-Comté dépendra directement de la qualité de vos produits. N’essayez pas de remplacer les produits AOP par des copies industrielles, le résultat ne serait pas à la hauteur.

- 1,5 kg de pommes de terre à chair ferme : C’est la base de la structure de votre Morbiflette de Franche-Comté. Optez pour des variétés comme la Charlotte, l’Amandine, la Belle de Fontenay ou la Ratte. Elles doivent rester entières et ne pas se déliter après la cuisson.
- 1 kg de Morbier AOP : L’âme du plat. Choisissez un fromage “au lait cru”, bien souple au toucher, avec une croûte orangée légèrement humide. La ligne de cendre végétale au milieu est sa signature visuelle indispensable.
- 1 véritable saucisse de Morteau (environ 400 à 500 g) : Indispensable pour une vraie Morbiflette de Franche-Comté. Vérifiez la présence de la petite cheville de bois et le label IGP (Indication Géographique Protégée). C’est elle qui donnera le goût fumé.
- 2 gros oignons jaunes : Ils sont le liant aromatique. Une fois confits, ils apportent une douceur sucrée qui contrebalance la puissance du sel et du fumé.
- 25 cl de crème fraîche épaisse (30% ou 40% de MG) : Ne lésinez pas sur le gras ici ! La crème fluide risque de rendre le plat liquide. La crème épaisse d’Isigny ou de Bresse apportera l’onctuosité nécessaire à une Morbiflette de Franche-Comté gourmande.
- Matière grasse : 30g de beurre demi-sel ou un filet d’huile neutre pour faire suer les oignons.
Instructions Étape par Étape
Suivez ce guide détaillé pour réussir votre Morbiflette de Franche-Comté comme un véritable chef comtois.
1. La cuisson parfaite des pommes de terre Commencez par laver vos pommes de terre pour retirer toute trace de terre, mais gardez la peau. Placez-les dans une grande marmite et couvrez-les d’eau froide. Ajoutez une grosse pincée de gros sel. Portez à ébullition puis laissez cuire à frémissement pendant environ 20 à 25 minutes selon leur taille.Pourquoi cette méthode ? Démarrer à l’eau froide assure une cuisson uniforme. Cuire avec la peau empêche l’amidon de s’échapper et l’eau de pénétrer : votre Morbiflette de Franche-Comté n’en sera que plus savoureuse et moins aqueuse. Elles doivent être tendres (la pointe d’un couteau s’y enfonce facilement) mais rester fermes.
2. Le pochage délicat de la saucisse de Morteau Dans une autre casserole, déposez votre saucisse de Morteau et couvrez-la largement d’eau froide. Faites chauffer sur feu moyen. Dès les premiers frémissements, réduisez le feu au minimum. Laissez cuire doucement (pocher) pendant 35 à 40 minutes.Règle d’or : Ne piquez jamais la saucisse ! C’est l’erreur fatale qui ruinerait votre Morbiflette de Franche-Comté. En la piquant, vous laissez s’échapper le gras et le goût fumé dans l’eau de cuisson. La saucisse deviendrait sèche et insipide. Laissez-la cuire dans son enveloppe naturelle pour qu’elle confise de l’intérieur.
3. La préparation de la fondue d’oignons Pendant que les cuissons à l’eau se font, épluchez vos oignons et émincez-les en fines lamelles (en demi-lunes). Dans une poêle, faites fondre le beurre. Ajoutez les oignons et faites-les revenir à feu moyen-doux. Remuez régulièrement pendant 10 à 15 minutes.L’objectif : Ils ne doivent pas brûler, mais devenir translucides, tendres et légèrement dorés. Cette étape de caramélisation douce est cruciale pour apporter de la complexité gustative à votre Morbiflette de Franche-Comté.
4. La découpe du Morbier Prenez votre morceau de Morbier. Ne retirez pas la croûte ! Elle est fine, comestible et apporte du goût et de la couleur au gratin. Coupez le fromage en tranches d’environ 0,5 cm d’épaisseur, en veillant à couper perpendiculairement à la ligne de cendre pour que chaque tranche arbore ce trait noir caractéristique. C’est ce détail visuel qui fera dire à vos invités “Ah, c’est une vraie Morbiflette de Franche-Comté !”.
5. Le montage architectural du gratin Préchauffez votre four à 180°C (thermostat 6) en chaleur tournante si possible. Égouttez les pommes de terre et la saucisse. Épluchez les pommes de terre (la peau part toute seule quand elles sont chaudes) et coupez-les en rondelles d’environ 1 cm. Coupez la saucisse en rondelles de même épaisseur. Prenez votre plus grand plat à gratin. Frottez-le éventuellement avec une gousse d’ail pour un parfum subtil.
- Disposez une première couche de pommes de terre au fond.
- Ajoutez la moitié des rondelles de saucisse et répartissez tous les oignons fondus.
- Recouvrez avec le reste des pommes de terre et le reste de saucisse.
- Versez la crème fraîche épaisse uniformément sur le tout. Poivrez généreusement, mais ne salez pas (ou très peu).
- Enfin, disposez les tranches de Morbier sur toute la surface comme des tuiles sur un toit, pour protéger et gratiner votre Morbiflette de Franche-Comté.
6. La cuisson et le gratinage Enfournez votre plat à mi-hauteur pour environ 25 à 30 minutes. Surveillez la cuisson : le fromage doit fondre complètement, s’infiltrer entre les pommes de terre, et la surface doit devenir bien dorée et croustillante. Vous devez entendre le plat “chanter” (buller) dans le four. Sortez le plat et attendez 5 minutes avant de servir : cela permet à la sauce de se stabiliser et d’éviter de se brûler la langue dès la première bouchée de Morbiflette de Franche-Comté.

👉 Vous avez aimé cette recette ? Découvrez encore plus d’idées gourmandes en nous suivant sur Facebook pour une dose quotidienne d’inspiration et d’astuces de cuisine. N’oubliez pas d’explorer nos tableaux Pinterest remplis de recettes délicieuses, de coups de cœur de saison et d’idées pour planifier vos repas. Cuisinons ensemble des plats incroyables !
Qu’est-ce que la Morbiflette de Franche-Comté ?
Le nom peut prêter à sourire, n’est-ce pas ? La Morbiflette de Franche-Comté sonne comme une invention joyeuse, et c’est exactement ce qu’elle est ! Mais d’où vient ce terme ? C’est un clin d’œil assumé et humoristique à sa célèbre cousine savoyarde, la tartiflette. Ici, pas de guerre de clochers, mais une réinterprétation gourmande du concept de “gratin de pommes de terre au fromage”. Là où la Savoie utilise le Reblochon, la Franche-Comté dégaine ses armes secrètes : le Morbier, avec sa célèbre raie noire cendrée, et la puissante saucisse de Morteau.
Pourquoi appelle-t-on ce plat Morbiflette de Franche-Comté ? C’est tout simplement la contraction de “Morbier” et de “Tartiflette”. C’est une façon ludique de revendiquer l’identité régionale de ce plat qui a su conquérir les tables bien au-delà du Jura. On dit souvent que “le chemin du cœur passe par l’estomac”, et ce dicton n’a jamais été aussi vrai qu’avec ce plat. C’est une recette de caractère, qui ne triche pas. Elle est authentique, ancrée dans son terroir, et raconte l’histoire des fermiers comtois. Alors, ne soyez pas timide, osez prononcer ce nom rigolo et surtout, osez cuisiner cette merveilleuse Morbiflette de Franche-Comté dès ce soir !
Pourquoi Vous Allez Adorer Cette Morbiflette de Franche-Comté
Si vous hésitez encore à mettre la main à la pâte, voici trois raisons irréfutables pour lesquelles la Morbiflette de Franche-Comté va devenir votre nouveau standard culinaire hivernal.
1. L’harmonie parfaite des saveurs du terroir Le secret de la réussite de la Morbiflette de Franche-Comté réside dans l’équilibre magique de ses ingrédients. Ce n’est pas juste un mélange ; c’est une alchimie. La pomme de terre, douce et fondante, sert de toile de fond neutre. La saucisse de Morteau, avec son fumage traditionnel en tuyé, apporte une profondeur de goût incroyable et une mâche juteuse. Enfin, le Morbier, en fondant, ne se contente pas de gratiner : il crée une sauce onctueuse, fruitée et légèrement typée qui nappe chaque ingrédient. C’est cette combinaison spécifique à la Morbiflette de Franche-Comté qui crée une explosion de saveurs rustiques inégalée.
2. Un repas de roi à prix malin Soyons honnêtes, déguster une spécialité montagnarde au restaurant peut vite faire grimper l’addition, surtout pour une famille nombreuse. En réalisant votre propre Morbiflette de Franche-Comté à la maison, vous maîtrisez votre budget tout en vous offrant un festin digne des meilleures auberges d’altitude. C’est un plat “anti-crise” par excellence : des ingrédients simples (pommes de terre, oignons) sublimés par quelques produits nobles (fromage, saucisse). Vous obtenez un plat généreux, qui cale les estomacs les plus affamés, pour un coût par assiette très raisonnable.
3. La touche fumée qui change tout Ce qui distingue vraiment la Morbiflette de Franche-Comté des autres gratins, c’est cette note fumée omniprésente mais jamais écœurante. Contrairement aux lardons parfois trop salés ou gras utilisés dans d’autres recettes, la saucisse de Morteau diffuse ses arômes subtils dans tout le plat lors de la cuisson au four. C’est une expérience sensorielle unique.
Si vous êtes amateur de plats conviviaux mettant à l’honneur les fromages fondus, je vous invite chaudement à explorer également notre recette Quiche aux Pommes de Terre et Jambon. Mais pour l’heure, concentrez-vous sur la star du jour : la Morbiflette de Franche-Comté. C’est une valeur sûre qui ne déçoit jamais.

Que Servir avec la Morbiflette de Franche-Comté ?
Bien que la Morbiflette de Franche-Comté soit un plat complet et très riche, l’accompagnement joue un rôle clé pour équilibrer le repas et éviter la sensation de lourdeur.
L’alliée indispensable est la salade verte. Une grosse salade de type batavia, laitue, ou mieux, une frisée aux lardons (soyons fous !) ou une mâche nantaise. Préparez une vinaigrette bien relevée, avec une moutarde à l’ancienne et un vinaigre de cidre ou de Xérès. L’acidité de la vinaigrette va “couper” le gras du fromage et rafraîchir le palais entre chaque bouchée de Morbiflette de Franche-Comté.
Pour apporter du croquant et de l’acidité, proposez également un bol de cornichons ou de petits oignons blancs au vinaigre, comme on le ferait pour une raclette. Cela fonctionne à merveille avec la saucisse de Morteau.
Côté vin, restons locaux ! Pour sublimer votre Morbiflette de Franche-Comté, rien ne vaut un vin du Jura.
- Vin blanc : Un Arbois Chardonnay ou un Côtes du Jura (assemblage Chardonnay-Savagnin) sont idéaux. Leur côté minéral, aux notes de noix et de curry typiques de la région (le fameux goût de jaune), épouse parfaitement le caractère fumé et le goût du Morbier.
- Vin rouge : Si vous êtes réfractaire au blanc, optez pour un Poulsard ou un Trousseau. Ce sont des vins rouges jurassiens légers, fruités et peu tanniques, qui ne viendront pas écraser la délicatesse du fromage. Un Pinot Noir d’Alsace ou de Bourgogne peut aussi être une alternative acceptable pour accompagner votre Morbiflette de Franche-Comté.
Top Conseils pour une Morbiflette de Franche-Comté Parfaite
Vous voulez passer du statut d’amateur à celui d’expert de la Morbiflette de Franche-Comté ? Voici mes conseils secrets pour peaufiner votre recette.
- Le choix du plat à gratin : Utilisez de préférence un plat en céramique, en grès ou en terre cuite. Ces matériaux conduisent la chaleur de manière douce et homogène, ce qui permet à la Morbiflette de Franche-Comté de confire doucement sans brûler au fond. Évitez le métal fin qui chauffe trop vite.
- L’astuce de la crème : Si vous trouvez la crème fraîche épaisse trop compacte, vous pouvez la détendre avec un petit verre de vin blanc du Jura (5 cl) avant de la verser sur le plat. Cela ajoutera une note acide et parfumée très agréable au cœur de votre Morbiflette de Franche-Comté.
- Gestion du sel : C’est un point crucial. La saucisse de Morteau est en saumure et fumée, le Morbier est salé, et vous avez cuit les pommes de terre à l’eau salée. Il est quasiment inutile de resaler le plat au moment du montage. Contentez-vous de poivrer ou d’ajouter une pointe de noix de muscade râpée sur la crème.
- La variante “Luxe” : Pour une Morbiflette de Franche-Comté encore plus festive, vous pouvez ajouter quelques morilles séchées (réhydratées au préalable) dans la fondue d’oignons. Le mariage Morbier-Morteau-Morilles est le triptyque sacré de la gastronomie franc-comtoise.
- Ne pelez pas les pommes de terre à froid : Épluchez vos pommes de terre dès qu’elles sont manipulables mais encore chaudes. Si elles refroidissent complètement, l’amidon change de structure (rétrogradation) et la texture dans le gratin sera moins fondante, plus “cireuse”. Pour une Morbiflette de Franche-Comté onctueuse, la chaleur est votre amie.
Conseils de Conservation et de Réchauffage
Il est fort possible qu’il ne reste aucune miette de votre Morbiflette de Franche-Comté tant elle est délicieuse. Mais si vous avez eu les yeux plus gros que le ventre, voici comment en profiter plus tard.
Conservation au réfrigérateur : Laissez le plat refroidir complètement à température ambiante (pas plus de 2 heures). Couvrez-le hermétiquement avec un film alimentaire ou transférez les restes dans des boîtes hermétiques en verre. La Morbiflette de Franche-Comté se conserve très bien 3 à 4 jours au frais. Les saveurs ont même tendance à se mélanger et à se bonifier le lendemain, un peu comme pour un bœuf bourguignon.
Congélation : Peut-on congeler la Morbiflette de Franche-Comté ? Oui, mais avec un bémol. La pomme de terre supporte mal la congélation ; elle a tendance à devenir spongieuse et à rendre de l’eau. La crème peut aussi trancher (se séparer en huile et eau). Si vous devez absolument congeler, faites-le en portions individuelles bien emballées et consommez-les sous 1 mois.
Réchauffage optimal : Oubliez le micro-ondes si vous voulez retrouver le plaisir du gratin ! Le micro-ondes va ramollir la croûte et rendre les pommes de terre caoutchouteuses. Pour redonner vie à votre Morbiflette de Franche-Comté, préchauffez votre four à 160°C. Couvrez le plat d’une feuille d’aluminium pour éviter que le fromage ne brûle, et réchauffez pendant 20 à 25 minutes. Retirez l’aluminium pour les 5 dernières minutes pour redonner du croustillant au Morbier. C’est la seule façon de retrouver la texture onctueuse d’une vraie Morbiflette de Franche-Comté.
Foire Aux Questions (FAQ)
Quelle est la différence exacte entre une Tartiflette et une Morbiflette de Franche-Comté ? C’est la question la plus fréquente ! La différence est régionale et tient aux ingrédients. La Tartiflette est savoyarde : elle utilise du Reblochon, des lardons fumés et souvent un peu de vin blanc. La Morbiflette de Franche-Comté, elle, est jurassienne : elle remplace le Reblochon par du Morbier (plus doux et fruité), et les lardons par de la saucisse de Morteau (plus charnue et fumée différemment). La technique reste similaire, mais le goût final de la Morbiflette de Franche-Comté est distinctement plus fumé et rustique.
Puis-je remplacer la saucisse de Morteau dans la Morbiflette de Franche-Comté ? Idéalement, non, car la Morteau est l’âme du plat. Cependant, si vous ne trouvez pas de Morteau, la meilleure alternative reste la saucisse de Montbéliard. Elle est aussi fumée et originaire de la même région, mais elle est plus petite et courbée. Comptez deux saucisses de Montbéliard pour remplacer une Morteau. Évitez absolument les saucisses de Francfort ou de Toulouse, qui dénatureraient complètement votre Morbiflette de Franche-Comté.
Peut-on faire une version végétarienne de la Morbiflette de Franche-Comté ? Bien sûr, même si les puristes crieront au scandale ! Pour conserver l’esprit du plat sans la viande, vous devez compenser le goût fumé de la saucisse. Vous pouvez utiliser du tofu fumé de bonne qualité coupé en dés, ou simplement ajouter des champignons (type pleurotes ou champignons de Paris bruns) revenus à la poêle avec un peu de paprika fumé (pimenton). Vous obtiendrez une Morbiflette de Franche-Comté végétarienne tout à fait honorable et gourmande.
Dois-je utiliser des pommes de terre spéciales raclette ? Les pommes de terre vendues sous l’appellation “spécial raclette” ou “vapeur/rissolées” conviennent généralement très bien. Ce qu’il faut éviter à tout prix pour votre Morbiflette de Franche-Comté, ce sont les pommes de terre “vieux type” farineuses destinées à la purée ou aux frites (comme la Bintje). Elles boiraient toute la crème et finiraient en bouillie dans le plat. Cherchez la mention “chair ferme” sur le filet.
Le Morbier doit-il être très affiné pour la Morbiflette de Franche-Comté ? Pas nécessairement. Pour la cuisson, un Morbier “jeune” (45 à 60 jours d’affinage) est souvent préférable car il fond mieux et file davantage. Un Morbier très vieux et très affiné sera plus cassant et risque de rendre un peu plus d’huile à la cuisson. Gardez le vieux Morbier pour le plateau de fromage et utilisez un Morbier souple et tendre pour cuisiner votre Morbiflette de Franche-Comté.
Peut-on préparer la Morbiflette de Franche-Comté la veille ? Absolument, c’est même souvent meilleur ! Vous pouvez réaliser toutes les étapes : cuisson des pommes de terre, de la saucisse, des oignons et le montage dans le plat. Filmez le plat cru (ou avec les ingrédients cuits mais pas encore passés au four) et gardez-le au frigo. Le jour J, sortez le plat 30 minutes avant de l’enfourner pour qu’il revienne à température ambiante, puis cuisez-le. Si le plat sort directement du frigo, ajoutez 10 à 15 minutes de cuisson pour que le cœur de votre Morbiflette de Franche-Comté soit bien chaud.
Quel vin servir si je n’aime pas le vin du Jura ? Les vins du Jura ont un goût oxydatif particulier qui peut surprendre. Si vous n’êtes pas fan pour accompagner votre Morbiflette de Franche-Comté, tournez-vous vers des vins blancs secs et ronds d’autres régions. Un vin de Savoie (Apremont, Chignin-Bergeron) restera dans l’esprit montagnard. Un Saint-Véran ou un Mâcon-Villages (Bourgogne) fera aussi un excellent mariage grâce au cépage Chardonnay qui rappelle le terroir voisin. L’important est d’avoir assez de “gras” et de fraîcheur dans le vin pour tenir tête au fromage.
Conclusion
Vous voilà désormais armé de tout le savoir nécessaire pour réaliser une Morbiflette de Franche-Comté digne des meilleures tables du Haut-Doubs. Plus qu’une simple recette, c’est un véritable morceau de patrimoine culinaire français que vous allez servir. La richesse onctueuse du Morbier fondu, le caractère affirmé et fumé de la saucisse de Morteau, et la douceur réconfortante des pommes de terre créent un équilibre parfait qui réchauffe le corps autant que l’esprit.
N’hésitez pas à proposer ce plat lors de votre prochain repas dominical ou pour une soirée entre amis ; le succès est garanti à 100%. La Morbiflette de Franche-Comté est le genre de plat qui crée des souvenirs, des rires et des moments de partage inoubliables. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à cuisiner, sentir et déguster ce gratin que j’en ai pris à partager tous mes secrets avec vous.
Si vous testez cette recette de Morbiflette de Franche-Comté, je serais ravi d’avoir vos retours ! Laissez un commentaire ci-dessous pour me dire si vous l’avez aimée, ou partagez vos photos sur Instagram et Facebook en me taguant. Vos réussites culinaires sont ma plus grande récompense. À vos fourneaux, et bon appétit !es réseaux sociaux. Bon appétit !

Morbiflette de Franche-Comté
Ingredients
Method
- Cuisson des pommes de terre : Lavez les pommes de terre sans les éplucher. Plongez-les dans une grande casserole d'eau froide salée. Portez à ébullition et laissez cuire environ 25 minutes. Elles doivent être tendres mais rester fermes. Égouttez-les et laissez-les tiédir.
- Pochage de la saucisse : Dans une autre casserole, plongez la saucisse de Morteau dans l’eau froide. Faites chauffer doucement sans faire bouillir. Laissez pocher dans l’eau frémissante pendant 35 à 40 minutes. Important : Ne piquez surtout pas la saucisse !
- Préparation des oignons : Épluchez et émincez finement les oignons. Faites fondre le beurre dans une poêle et faites-y revenir les oignons à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient translucides et légèrement dorés (environ 10 minutes).
- Découpe : Une fois tièdes, épluchez les pommes de terre et coupez-les en rondelles épaisses. Coupez la saucisse cuite en rondelles. Tranchez le Morbier en lamelles en conservant la croûte et la ligne de cendre.
- Assemblage : Préchauffez le four à 180°C (Th. 6). Dans un grand plat à gratin, disposez une couche de pommes de terre, puis une couche de saucisse et d’oignons. Répétez l’opération.
- Touche finale : Nappez le tout avec la crème fraîche épaisse. Poivrez généreusement. Disposez les tranches de Morbier sur le dessus pour recouvrir le plat.
- Cuisson au four : Enfournez pour 25 à 30 minutes. Le fromage doit être bien fondu et la surface dorée. Servez bien chaud accompagné d’une salade verte.
Notes
- Le choix du vin : Pour accompagner cette Morbiflette de Franche-Comté, optez pour un vin blanc du Jura type Arbois ou Savagnin qui soutiendra le goût du fromage. Un vin blanc de Savoie (Apremont) fonctionne aussi très bien.
- Conservation : Ce plat se conserve 3 jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique. Réchauffez-le au four à 160°C plutôt qu’au micro-ondes pour conserver le croustillant.
- Variante : Si vous ne trouvez pas de saucisse de Morteau, vous pouvez utiliser deux saucisses de Montbéliard.
- Astuce gourmande : Vous pouvez frotter le plat à gratin avec une gousse d’ail coupée en deux avant de disposer les ingrédients pour un parfum subtil.